Nous pouvons remarquer, autour de nous, une sollicitation croissante (TV, Téléphone, affichages…) mettant en avant les bienfaits des compléments alimentaires, d’aliments et de boissons enrichis avec des compléments à but nutritionnel ou physiologique (vitamines, minéraux, acides aminés, extraits de plantes…), ou des produits destinés à des populations spécifiques (pour maigrir, contre le cholestérol…).

L’offre est de plus en plus variée et disponible de plus en plus facilement. Le grand problème est que ces produits sont souvent perçus comme anodins par les consommateurs (surtout ceux disponibles en grande distribution), pourtant, dans certaines conditions, ils peuvent nous exposer à des risques.

Par prévention, L’ANSES est chargée depuis 2010, d’une mission de nutri-vigilance et a émis des recommandations. entre autres sur :

  • Les boissons dites « énergisantes », compléments alimentaires contenant des extraits alcooliques d’igname
  • La p-synéphrine, composant de nombreux produits pour mincir
  • Les compléments alimentaires visant le développement musculaire ou la diminution de la masse grasse
  • Les phytostérols, aide à réduire le cholestérol
  • La levure de riz rouge

Un principe général à respecter !

Pour les femmes enceintes ou allaitantes, les enfants et les personnes sous traitement médicamenteux, l’ANSES rappelle que la consommation de produits tels que les compléments alimentaires, les boissons enrichies … doivent être prises sous surveillance d’un professionnel de santé.

Dans tous les cas il faut éviter les prises prolongées, répétées ou multiples sans raison spécifique et de bien respecter les conditions d’emploi données par le fabricant.

La p-synéphrine

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La « pression » faite, dans notre société, sur les femmes (et les hommes de plus en plus) pour des problèmes de surpoids, réels ou ressentis, forment un terrain favorable à l’utilisation de ce type de produits chez les individus concernés.

La p-synéphrine est une substance présente dans l’écorce d’orange amère. Elle est présente dans de nombreux compléments alimentaires dans le but de faire mincir. Il est préconisé que la dose journalière maximum est de 20 mg, ce qui représente la quantité ingérée par les gros consommateurs d’agrume. A noter que des nombreux compléments alimentaires commercialisés ont un apport supérieur.

Déconseillé lors d’une activité physique ou associé à de la caféine (car elle produit les mêmes effets cardiovasculaires), elle n’est pas recommandée, non plus, aux populations sensibles telles que les personnes sous traitement, les femmes enceintes ou allaitantes, les enfants et adolescents.

Les compléments alimentaires visant le développement musculaire ou la diminution de la masse grasse

Afficher l'image d'originePour les mêmes raisons que la p-synéphrine, l’ANSES déconseille l’utilisation de ce type de produit de manière générale aux personnes présentant des facteurs de risque cardiovasculaires, ayant des risques de problème rénaux, hépatiques, aux enfants et adolescents, ainsi qu’aux femmes enceintes ou allaitantes.

Les restrictions restent les mêmes lors d’activités sportives, lors de consommation de plusieurs compléments alimentaires ou associé à des médicaments, et on vous encourage vivement à en parler avec un professionnel de santé et/ou un pharmacien.

les phytostérols

Afficher l'image d'origineLes phytostérols sont des composés naturels présents dans les plantes qui aident à la diminution du cholestérol  sanguin (en diminuant son absorption par compétition). Aujourd’hui, l’utilisation dans les produits alimentaires est autorisée avec une indication sur l’étiquette. Sur le marché français, l’utilisation est concentrée essentiellement sur les margarines, les produits laitiers frais et assimilés ainsi que dans les sauces condimentaires.

Même si l’efficacité des phytostérols, pour la baisse du cholestérol sanguin est avérée, son bénéfice sur la prévention des maladies cardiovasculaires n’est pas démontré. L’ANSE recommande de consulter un professionnel de santé à tous ceux qui veulent faire attention à leur taux de cholestérol, et tout particulièrement aux femmes enceintes ou allaitante, aux enfants et adolescent pour qui c’est particulièrement déconseillé.

levure de riz rouge

Afficher l'image d'origineLa levure de riz rouge est présente dans des compléments alimentaires revendiquant l’aide au maintien d’un taux normal de cholestérol.

C’est une moisissure cultivée sur le riz, de couleur rouge. Elle contient plusieurs molécules appelées monacolines  présent en quantité très variable en fonction du produit. A savoir que dans les pays tels que l’Allemagne, l’Espagne, le Portugal, l’Autriche, la Grèce, mais aussi les Etats-Unis, le Canada, la monacoline K y est commercialisée en tant que médicament sous la domination commune internationale de « lovastatine »… mais pas en France.

La consommation est donc interdite pour les femmes enceintes ou allaitantes, les enfants et adolescents, les personnes âgées de plus de 70 ans ou  atteintes de pathologies prédisposantes (telles qu’une insuffisance rénale, une pathologie musculaire, une hypothyroïdie…), mais aussi les forts consommateurs de pamplemousse (jus ou fruit) ou d’alcool.

Pour conclure

Il faut savoir que si vous manger équilibré avec les recommandations que nous connaissons tous (telle que manger 5 fruits et légumes par jour…), vous avez l’apport nécessaire pour avoir du lait maternel de qualité idéale pour votre enfant vous n’avez besoins de rien en particulier, excepter de la tisane d’allaitement (qui apportera du bon gout au lait, qui calme les coliques du bébé… vous saurez tout ICI) et présente dans tous les coffrets BB Letché.

L’alimentation végétalienne (qui exclut tout aliment d’origine animale y compris les œufs et le lait) est dangereuse au cours de la grossesse et de l’allaitement, car elle entraîne des carences en vitamine B12, vitamine D, fer, iode et calcium chez la mère et l’enfant. Si vous êtes végétalienne, vous devez absolument consulter votre professionnel de santé. Il vous donnera des conseils adaptés à votre cas.

Nous vous encourageons à rencontrer/contacter des professionnels de santé (dédiés à l’allaitement ICI) et de voir avec eux ce que vous pouvez prendre.

Tous ces produits, même si ils sont disponibles librement, ne sont pas anodins et peuvent provoquer des effets indésirables. Renseignez vous !