Pour rappel :

Le lait maternel est vraiment l’aliment idéal pour nourrir votre bébé. D’ailleurs, l’allaitement au sein est meilleur que l’allaitement au biberon pour la santé du nourrisson et celle de la mère.

Il n’est absolument pas question d’encourager ou de promouvoir la consommation d’alcool durant votre allaitement, mais après 9 mois de jeûne durant la grossesse, l’envie de prendre une petite coupe, d’un verre de rouge pendant un bon repas, d’un petit verre de rosé à coté de la piscine… est tout a fait compréhensible. Ce document « canadien » (tiré de © Le médecin de famille canadien 2002; vol. 48, p. 39-41.) va vous permettre de mieux vous connaître et de pouvoir anticiper votre consommation d’alcool et ainsi ne pas exposer votre enfant.

comme c’est indiqué dans l’introduction de ce document :

Cette fiche d’information destinée aux professionnels de la santé contient des renseignements importants sur les façons de réduire les conséquences négatives potentielles de la consommation d’alcool, tout en continuant à encourager l’allaitement maternel.

Pour information :

L’alcool consommé par la mère passe dans son sang et dans le lait maternel. L’organisme l’élimine ensuite en le métabolisant. La concentration d’alcool dans le lait maternel est similaire à la concentration présente dans le sang de la mère au moment de la tétée. Bien qu’un nouveau-né nourri au sein soit exposé à une infime partie de l’alcool consommé par la mère, il métabolise l’alcool deux fois moins vite qu’un adulte au cours de ses premières semaines de vie. L’alcool n’est pas emmagasiné dans le lait maternel, puis passé au bébé lors d’une tétée ultérieure. Il n’a pas été démontré que le fait de boire un verre d’alcool de temps en temps nuisait au bébé allaité.

Une seule exposition à l’alcool contenu dans le lait maternel peut produire un léger effet sédatif et changer l’odeur ou le goût du lait maternel. Il faudrait idéalement éviter de donner le sein pendant environ deux heures après avoir consommé une boisson alcoolisée. Certaines femmes préfèrent alors extraire du lait maternel afin de soulager l’engorgement des seins.

La consommation excessive d’alcool par une mère qui allaite peut nuire à l’écoulement du lait et entraîner les effets indésirables suivants chez le nourrisson :

  • altération du développement moteur
  • changement des habitudes de sommeil
  • diminution de la quantité de lait absorbée
  • risque d’hypoglycémie

Aucune mère ne devrait consommer de l’alcool avec excès ou tous les jours en raison des répercussions que cela peut avoir sur les soins à l’enfant et du risque de trouble d’alcoolisation foetale associé à une future grossesse.
Les femmes peuvent protéger leur bébé des effets indésirables de l’alcool en tenant compte de leur horaire d’allaitement lorsqu’elles prennent un verre. Il pourrait être utile de communiquer l’information du tableau ci-joint aux mères de nourrissons dont les tétées sont espacées de plusieurs heures.

Téléchargez le document :  ALCOOL ET ALLAITEMENT

Pour de plus amples renseignements sur la consommation d’alcool et l’allaitement, Contactez un professionnel de l’allaitement.